Bilan du week-end dans le Val de Saire

Le 30 août 2017.

La deuxième édition du week-end de botanique a eu lieu cette année dans le Val de Saire les 17 et 18 juin.
Situé à l’extrême nord-est de la Manche, le site a été choisi par les botanistes de l’Orne, tout d’abord pour sa connotation touristique et parce que le bord de mer nous promettait de découvrir une flore différente de celle des verts pâturages de l’Orne.
Pari réussi, tout d’abord par l’aspect touristique de notre excursion en bord de mer où le soleil nous a accompagnés sur les communes de Barfleur, Réville, Gouville et Réville.

chrysope-250

Les 200 taxons ont été atteints pour les quatre communes prospectées :

• 220 pour Saint-Vaast-la-Hougue
• 210 pour Barfleur
• 260 pour Gouville
• et 256 pour Réville



Le plaisir était là pour observer toutes les espèces communes et connues du bord de mer, à commencer par celle dont le nom de genre sous-tend le côté maritime :

• Armeria maritime
• Beta vulgarissubsp. maritima
• Cakile maritima
• Calystegia maritime
• Crambe maritime
• Crithmum maritimum
• Erodium maritimum
• Eryngium maritimum = Panicaut de mer
• Euphorbia paralias = Euphorbe maritime
• Galium verum ssp. Maritimum
• Glaux maritima
• Lobularia maritima
• Matricaria maritima
• Otanthus maritimus = Santoline maritime
• Plantago maritime
• Puccinella maritime
• Ruppia maritime
• Sagina maritima
• Scirpus maritimus = Scirpe maritime
• Silene vulgaris subsp. Maritime
• Spartina maritima
• Suaeda maritime = Soude maritime
• Triglochin maritima…

Mais également, d’autres plantes typiques du bord de mer telles que :

• Atriplex glabriuscula
• Lagurus ovatus
• Lavatera arborea

Une bonne révision donc, des classiques de bord de mer, mais également la découverte de taxons peu ou rarement vus dans l’Orne :

• Oenantera crocata, apiacée omniprésente
• Polypodium cambricum...

Enfin, des raretés pour lesquelles il fallait se mettre à quatre pattes et avoir un œil affûté pour les repérer. On citera :

• Trifollium recurvatum
• Trifolium pillosum
• Polypogon monspeliensis



La détermination des espèces difficiles s’est poursuivie le soir avec la convivialité d’un repas partagé, arrosé de cervoise et agrémenté par les chansons d’enfance d’un jeune barde et de jeunes botanistes…

chouette cheveche

Enfin, un moment magique le soir, avec le chant d’une chouette chevêche, encore présente le matin dans la lucarne de la grange et totalement incrédule d’avoir vu autant de botanistes pendant son week-end…