Echanges naturalistes à la Maison Pour Tous de Mortagne le 19 janvier 2013

le .

Pour l’année 2013, le Club Nature de Mortagne, propose aux amoureux de nature, de se retrouver à la Maison pour Tous de Mortagne, pour échanger sur toutes sortes de thèmes naturalistes. Chacun peut ainsi amener ses trouvailles, insectes, papillons, planches d’herbiers non identifiées et amener ses connaissances pour les partager avec les autres participants.

Les deux animateurs se sont retrouvés seuls, de part la totale absence de communication sur l’animation.

L’objectif a cependant été atteint, puisque j’avais amené mon stock de photos de papillons non nommés par manque de temps. Celui-ci a fait le « régal » de François, qui, en lépidoptériste passionné m’a tout (re)nommé et a fait des découvertes intéressantes, tel ce papillon de nuit, encore nommé l’Ecaille pourprée (Rhiparia purpurata, de la famille des Artiidae) que j’avais photographié près de la piscine de Mortagne en 2004 et qui est la deuxième donnée de l’Orne.

Alain LE MARQUER


2-1Rhypariapurpurata Ecaillepourpre Arctiidae Lpidoptre Mortagne Orne 17juin2004

                                                                                                                                 L’écaille pourprée (Rhiparia purpurata) Mortagne

Un petit coup de main ?

le .

bibliothèqueLe travail d'informatisation de la bibliothèque de l'association a bien avancé grâce à trois bénévoles de l'AFFO qui se sont beaucoup investis. Mais là tâche est telle qu'il y a besoin d'un peu de renfort pour essayer de mener à bien la totalité de l'opération et pour soulager et décharger un peu nos bénévoles actifs.

Aussi, si vous disposez d'un peu de temps, d'un ordinateur relié à Internet et que vous souhaitez aider votre association préférée ... faîtes-vous connaître auprès d'Estelle par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone au 02.33.26.26.62.

Vous pourrez faire quelques tâches de saisie en fonction de vos disponibilités et sur la durée que vous souhaitez. Nous vous remercions par avance.

Sortie traces du dimanche 09 décembre 2012

le .

Sous le ciel gris de décembre, l’Abbaye de Soligny-la-Trappe semble encore plus mystérieuse. Le point de rencontre est à quelques centaines de mètres, juste à l’entrée de la forêt domaniale. Les participants, que la météo n’a pas découragés, se rassemblent petit à petit autour d’Alain LE MARQUER, bénévole à l’AFFO. Guidé par ce passionné de nature, ces apprentis détectives du jour vont traquer tous les indices que les habitants de la forêt de tout poil ont pu laisser sur leur passage . Nids, reliefs de repas, poils : nous allons chercher leurs empreintes, annonce le guide. La pluie, qui n’a cessé ces quinze dzerniers jours, risque d’avoir effacé les preuves. Qu’importe. Au pire, ce sera une belle balade en forêt, lance un participant.
L’équipe se met en route. Il ne faut pas longtemps pour trouver une première victime : un tronc d’arbre mort, percé à plusieurs endroits. Le têtes se lèvent. Vous vous attendiez à voir des traces et je vous fais regarder en l’air, s’amuse le guide, qui dresse immédiatement un portrait robot du suspect, sûrement un pic noir. L’oiseau, de la taille d’une corneille – plumage noir et calotte rouge sur la tête – attaque les troncs pour se nourrir et y faire son nid. Son bec est un véritable poignard et, pour éviter les maux de tête à force de frapper l’écorce, Dame Nature l’a doté d’une langue faisant le tour de son crâne par l’arrière en guise d’amortisseur. Captivé, le cortège se remet en route. Des crottes de chevreuil, au détour d’un sentier, promettent une belle piste. Mais la trace se perd un peu plus loin.
 
Connaître la nature pour la respecter

Le chemin grimpe jusqu’à une ancienne carrière de sable, insoupçonnable depuis la route. Le sol a été retourné, constate Alain Le Marquer. Des sangliers sont passés, ils cherchaient sans doute des lombrics ou des limaces, de quoi se nourrir. Tout le monde se met à marcher les yeux rivés au sol à la recherche d’une preuve supplémentaire. Bingo. Quelques mètres plus loin, de belles traces dans le sol. Les empreintes du sanglier sont plus grosses et se reconnaissent aux deux doigts bien distincts. C’est comme s’ils étaient encore là.
Direction la mare, plus loin. Un lieu de rendez-vous où les bêtes viennent s’abreuver, voire se détendre. Le sanglier n’ésite pas par exemple à plonger pour un bain de boue saliutaire contre les parasites. Mais aujourd’hui pas âme qui vive à l’horizon, il fait trop froid. Après deux bonnes heures de marche, l’enquête touche à sa fin.
Personne n’a vu d’animaux, certes, mais chacun a bien eu l’impression de les approcher et surtout, d’en avoir appris beaucoup. C’est l’objectif principal de ces sorties gratuites et pour tous, insiste Alain Le Marquer , le guide. Car pour respecter la nature, il faut la connaître.
 
Christellle TOPIN journaliste
Reflet 89 – Mars-Avril 2013
 Sortie traces Soligny 09dc2012 2  Sortie traces Soligny 09dc2012
  A la recherche d'empreintes autour d'une souille de sanglier

"Lichens : de la nature à l'art" - Dernière rencontre avec l'artiste ...

le .

Depuis le 1er novembre 2012, l'AFFO propose une exposition sur les lichens à l'hôtel de ville de Sées : "Les lichens : de la nature à l'art".

Edith BertinEdith Bertin, artiste, a trouvé une source d'inspiration dans l'observation des lichens. Elle présente plus de trente de ses œuvres aux cimaises de l'hôtel de ville de Sées, dans le cadre de l'exposition "Les lichens : de la nature à l'art".

Edith Bertin sera présente tous les mercredis après-midi du mois de novembre : venez à sa rencontre et échanger avec elle autour de ses œuvres, des lichens, de la peinture, de la nature ...

La dernière rencontre possible : le mercredi 28 novembre, de 14 à 17 h, dans le Hall de l'Hôtel de Ville de Sées.

Profitez-en et venez nombreux !

Dernières journées aussi pour voir l'exposition "Les lichens : de la nature à l'art". N'hésitez pas !

Sortie lichen du 18 novembre 2012 à Sées

le .

Une bonne vingtaine de lichenologues en herbe s’était donnée rendez-vous au pied de la cathédrale de Sées pour découvrir les lichens avec David Vaudoré en ce dimanche 18 novembre après-midi.
Sortie lichens ses 18nov2012 2 Sortie lichens ses 18nov2012 3 Sortie lichens ses 18nov2012 4 Sortie lichens ses 18nov2012

 

Sujet ardu puisqu’il n'existe pas moins d’un millier d’espèces en France, que les critères visuels (même avec un microscope) ne suffisent pas toujours à leur reconnaissance et qu’il faut parfois sortir de sa poche des petites fioles de réactifs, (chlore ou potasse), pour faire rougir certains lichens…

Nous avons commencé au pied de la cathédrale avec des lichens qui aiment bien l’azote et supportent bien la pollution des voitures et des pigeons : Diploicia canescens en premier, dont la présence indique une forte dégradation de la qualité atmosphérique, associé à Caloplaca sp.

Caloplaca cerinea Diploica canescens

                         Caloplaca sp.

Diploicia canescens

 

Rappelons qu’un lichen est le résultat d’une association entre un champignon qui donne la forme du lichen et une algue microscopique. Ils vivent en symbiose, le champignon ayant un rôle de fixation sur le substrat grâce aux rhizines et un rôle de protection, l’algue réalisant la photosynthèse grâce aux pigments.

Notre attention a ensuite été retenue par un lichen ressemblant à un chewing-gum écrasé et résistant comme lui au piétinement. Il s’agit de Lecanora muralis qui parsème également les trottoirs.
Lecanora muralis
Arrivés au Cours des Fontaines, une autre expérience nous attend : goûter à un lichen poussant sur le tronc d’un tilleul, en passant le doigt dessus et en le léchant. Le goût amer apparaît rapidement, révélant Pertusaria albescens, lichen autrefois utilisé en France et en Allemagne contre les fièvres intermittentes.
Trois tilleuls plus loin, en regardant de très près le tronc d’un arbre, nous découvrons un autre lichen, étrange lui aussi, mais par son aspect de hiéroglyphe, Graphis scripta.
C’est dans le pré humide, reliquat d’un ancien marécage, que nous avons découvert des lichens fruticuleux avec des thalles bien développés. Leur présence est signe de bonne qualité de l’air, bien que nous soyons à 50 m de la route départementale …
Nous avons identifié sur des pruniers vieillissants Ramalina fastigiata, Ramalina fraxinea, Ramalina farinacea, Evernia prunastri, Pseudevernia furfuracea, encore appelé « mousse du chêne ». Ces deux derniers sont encore récoltés pour la fabrication de parfums de la famille « chypre ou fougère ».
Ramalina fastigiata Ramalina fraxinea Ramalina farinacea Evernia  runastri Pseudevernia furfuracea

Ramalina fastigiata

Ramalina fraxinea

Ramalina farinacea

Evernia prunastri

Pseudevernia furfuracea

Cette liste n’est pas exhaustive car nous avons au total identifié une bonne vingtaine d’espèces ce qui est suffisant pour notre mémoire, mais également pour nous donner envie de découvrir un peu plus ce pan de la botanique.